Les Mercedes dotées de blocs d’origine Renault font souvent débat. Sont-elles vraiment fiables, quels moteurs sont concernés, et que disent les propriétaires au quotidien ? Voici une analyse claire et nuancée pour évaluer la fiabilité moteur renault mercedes, avec chiffres, retours d’usage et conseils d’achat concrets afin d’éviter les mauvaises surprises.
💡 À retenir
- Environ 30% des moteurs Mercedes sont issus de Renault
- Taux de satisfaction des utilisateurs : 85%
- Chiffres sur les pannes et réparations des moteurs Renault
Historique des moteurs Renault chez Mercedes
La collaboration entre Renault et Mercedes remonte au partenariat industriel signé au début des années 2010. Objectif : partager des motorisations efficientes sur les segments compacts et utilitaires légers, réduire les émissions et maîtriser les coûts sans sacrifier l’agrément de conduite. Au fil des années, cette coopération s’est traduite par l’arrivée de moteurs diesel et essence communs sur plusieurs Mercedes.
Dans les faits, environ 30% des moteurs montés sur certaines gammes Mercedes proviennent de l’écosystème Renault. On retrouve le 1.5 dCi (codé OM607/OM608 chez Mercedes) sur les Classe A, B, CLA et GLA, puis le 1.6 dCi adapté à la Classe C. Côté essence, le 1.3 turbo co-développé Daimler–Renault-Nissan (codé M282) équipe les versions 200 des compactes récentes. Le ludospace Citan, proche cousin du Kangoo, exploite également des blocs Renault.
Contexte historique
Le premier marqueur fort intervient en 2012 avec l’intégration du 1.5 dCi sur la Classe A W176, salué pour sa sobriété. En 2014, la Classe C adopte un 1.6 dCi adapté aux normes Mercedes pour ses versions 180d et 200d. À partir de 2018, le 1.3 turbo M282 arrive sur les compactes et apporte un gain d’agrément notable, grâce à une gestion Mercedes et une production soignée. En 2021, le nouveau Citan, très proche du Kangoo, confirme la continuité de cette stratégie de motorisations partagées.
Analyse de la fiabilité
Globalement, la fiabilité moteur renault mercedes est jugée satisfaisante, avec un taux de satisfaction client d’environ 85%. Les blocs partagés se montrent endurants si l’entretien est suivi, notamment sur les vidanges rapprochées et la qualité des fluides. Les écarts de fiabilité viennent plus souvent des profils d’usage et du respect du carnet d’entretien que de l’origine du moteur.
Côté diesel, le 1.5 dCi OM607/OM608 brille par sa sobriété et sa longévité en usage routier, mais supporte mal les très courts trajets répétés qui encrassent l’EGR et le FAP. Le 1.6 dCi adapté à la Classe C se montre plus coupleux mais apprécie lui aussi un entretien scrupuleux. Côté essence, le 1.3 M282 est agréable et suffisamment robuste lorsque les vidanges sont faites à intervalles raisonnables, avec une attention portée aux bobines et à l’admission sur les parcours urbains fréquents. Dans l’ensemble, la fiabilité moteur renault mercedes récompense les véhicules qui roulent régulièrement et qui respectent les intervalles, surtout après 100 000 km.
Évaluations des utilisateurs
Les retours d’usage confirment le tableau. Un chauffeur privé en A180d 2015 rapporte plus de 300 000 km sans intervention lourde, hors entretien courant et une vanne EGR remplacée autour de 180 000 km. Une famille en B180d utilise le véhicule principalement pour de longs trajets autoroutiers et souligne une consommation très basse et une usure régulière sans surprise. À l’inverse, un propriétaire de A200 1.3 essence 2019, avec trajets urbains quotidiens, a dû remplacer une bobine d’allumage vers 60 000 km, une intervention simple et peu coûteuse. La plupart des témoignages pointent un bon compromis entre agrément et coût d’exploitation, à condition de rester rigoureux sur l’entretien.
Statistiques de pannes
Les incidents les plus rencontrés sur ces motorisations tiennent à l’encrassement en usage urbain et aux périphériques. En atelier, on observe une répartition typique des interventions autour de l’EGR et de l’injection pour les diesels, et des éléments d’allumage pour l’essence. Les réparations restent maîtrisées si elles sont traitées tôt.
- Diesel 1.5 dCi OM607/OM608 : EGR/FAP encrassés, injecteurs et capteurs. Nettoyage EGR : 200–400 €. Remplacement injecteur : 300–500 €/pièce.
- Diesel 1.6 dCi adapté Classe C : tendance similaire, parfois capteur de pression FAP. Vidange FAP et capteurs : 150–350 €.
- Essence 1.3 M282 : bobines, bougies, éventuellement capteurs d’air. Bobine : 100–200 €. Bougies : 80–150 €.
- Turbo, tous moteurs : rare si entretien correct. Remplacement turbo : 800–1 500 € selon modèle et main-d’œuvre.
En kilométrage, une grande partie de ces moteurs atteint couramment 180 000–220 000 km avant toute intervention lourde, surtout en usage péri-urbain ou autoroutier. Pour optimiser la fiabilité moteur renault mercedes, privilégiez des vidanges annuelles ou tous les 15 000 km, carburant de bonne qualité, et régénérations complètes du FAP lors de trajets prolongés.
Comparaison avec d’autres marques
Face à VW, les diesels Renault montés chez Mercedes offrent une fiabilité comparable en usage routier, avec parfois moins de soucis de distribution que certains TDI anciens. Comparés aux essence PSA 1.2 PureTech, le 1.3 M282 évite la courroie humide et se montre plutôt serein sur la lubrification. En regard des hybrides Toyota, ces blocs ne rivalisent pas sur la simplicité mécanique urbaine, mais conservent un bon équilibre sobriété/performances. Par rapport aux petits trois-cylindres BMW plus pointus, les moteurs partagés avec Renault privilégient la douceur et le coût d’usage. Dans ce contexte, la fiabilité moteur renault mercedes se situe dans le haut du panier des moteurs compacts, surtout avec un historique d’entretien limpide.
Avantages et inconvénients

Choisir une Mercedes équipée d’un bloc d’origine Renault, c’est miser sur un compromis entre sobriété, disponibilité des pièces et agrément quotidien. Les versions diesel sont remarquablement efficientes pour abattre des kilomètres, tandis que le 1.3 essence offre une conduite souple en ville et sur voie rapide. Cette architecture partagée permet aussi un réseau de maintenance large et des coûts contenus.
En contrepartie, les usages intensifs en ville peuvent révéler les limites des diesels modernes, avec un encrassement plus rapide des systèmes anti-pollution. L’acheteur d’occasion devra être exigeant sur la traçabilité de l’entretien, car une vidange trop espacée ou un FAP négligé finissent par coûter cher. Là encore, la fiabilité moteur renault mercedes dépend fortement du soin apporté au véhicule.
- Points forts : sobriété remarquable en diesel, pièces abordables et disponibles, agrément du 1.3 M282, bonnes valeurs de revente sur les compactes.
- Points faibles : sensibilité de l’EGR/FAP aux trajets très courts, attention aux bobines sur le 1.3 essence, image parfois caricaturée sur le marché de l’occasion.
- Conseils : privilégier vidange tous les 15 000 km maximum, trajets périodiques de 20–30 minutes pour régénérer le FAP, et contrats d’entretien si vous roulez beaucoup.
Guide rapide selon besoins : pour de longs trajets, un A180d ou B180d conviendra parfaitement grâce à une consommation basse et une endurance éprouvée. Pour un usage mixte avec ville régulière, un A200/CLA 200 1.3 M282 est plus pertinent. En famille, un GLA 200 essence limitera les aléas d’encrassement. En utilitaire, le Citan séduit par ses coûts maîtrisés. Dans tous les cas, exigez un carnet tamponné, des factures, et faites inspecter la ligne d’échappement, l’EGR et l’état du turbo. Un essai à froid et à chaud permet aussi d’anticiper d’éventuels sifflements de turbo ou ratés d’allumage.
Côté budget d’usage, comptez un entretien annuel moyen de 350–600 € hors pneus et freins sur ces motorisations, avec une assurance modérée selon version. Ces ordres de grandeur restent compétitifs pour des Mercedes compactes et contribuent à la bonne perception de la fiabilité moteur renault mercedes sur la durée.
Modèles concernés
Plusieurs Mercedes ont embarqué des moteurs d’origine ou co-développés avec Renault, surtout sur les segments compacts et utilitaires. Cela ne change pas l’ADN de la marque : l’intégration Mercedes sur la gestion, l’insonorisation et la boîte de vitesses assure un ressenti premium et une expérience homogène au volant.
Les modèles principaux où l’on retrouve ces blocs sont les suivants. Cette liste aide à repérer rapidement les configurations et à orienter un achat selon l’usage prévu, tout en gardant en tête la fiabilité moteur renault mercedes observée sur ces combinaisons.
- Classe A (W176 puis W177) : A180d/A200d avec 1.5 dCi OM607/OM608 pour le diesel, A200 1.3 turbo M282 côté essence. Parfaits pour conducteur quotidien et longs trajets.
- Classe B (W246/W247) : B180d diesel 1.5 dCi et B200 1.3 M282. Bon compromis familial, coffre généreux et coûts d’entretien contenus.
- CLA/GLA : versions 180d/200d en 1.5 dCi et 200 essence en 1.3 M282. Idéal si vous cherchez style et efficience, avec une tenue de route soignée.
- Classe C (W205, versions d’entrée) : 180d/200d équipées du 1.6 dCi adapté, codé OM626. Convient à ceux qui veulent une berline sobre pour avaler des kilomètres.
- Citan (I et II) : utilitaire/ludospace avec blocs Renault, notamment 1.5 dCi et 1.3 essence. Très intéressant pour artisans et familles, tarifs de pièces accessibles.
Avant achat, vérifiez l’historique des révisions, l’état de l’EGR/FAP sur diesel et des bougies/bobines sur essence. Sur un essai, cherchez une montée en régime fluide, un ralenti stable et l’absence de fumées anormales. En procédant ainsi, vous tirerez pleinement parti de la fiabilité moteur renault mercedes et de l’équilibre coût/agrément de ces configurations.