Record d’apnée : l’exploit incroyable de vitomir maričić

Par Lucie Durand

Publié le 13/01/2026

Record d'apnée : l'exploit incroyable de vitomir maričić

Dans le silence de l’eau, le corps humain révèle un potentiel insoupçonné. Avec un souffle maîtrisé, des athlètes repoussent les limites du temps et de la physiologie. Vitomir Maričić vient d’inscrire son nom en lettres bleues avec un record d’apnée spectaculaire de 29 minutes. Derrière l’exploit, une science précise de la respiration, un mental d’acier et des règles de sécurité qui ne tolèrent aucun écart.

💡 À retenir

  • Vitomir Maričić a réalisé un record d’apnée de 29 minutes.
  • L’apnée peut avoir des risques : hyperventilation, syncope.
  • Les méthodes d’entraînement incluent la méditation et l’hypoxie.

Qu’est-ce que l’apnée ?

L’apnée est l’art de suspendre volontairement sa respiration, à la surface ou en immersion. Elle se décline en plusieurs disciplines, de l’apnée statique (tenir le plus longtemps possible sans bouger) à l’apnée de profondeur, où l’objectif est d’atteindre une cote donnée selon des règles précises. Quand on parle de record d’apnée, on distingue toujours la discipline, les conditions et le protocole.

Le cœur du processus repose sur la gestion du dioxyde de carbone et de l’oxygène. On ne “manque” pas d’oxygène d’un coup, c’est l’accumulation de CO₂ qui pousse à reprendre son souffle. L’entraînement consiste à reculer ce seuil d’inconfort en réduisant la consommation d’oxygène et en acceptant mieux les contractions du diaphragme. Le fameux réflexe d’immersion entre en jeu avec la bradycardie, la vasoconstriction périphérique et une meilleure utilisation de l’oxygène au profit des organes vitaux.

Définition et principes de l’apnée

On distingue quatre axes pratiques qui structurent l’activité. L’apnée statique, centrée sur la relaxation, se pratique souvent en piscine, visage dans l’eau, sans mouvement. L’apnée dynamique mesure une distance parcourue à l’horizontale avec ou sans palmes. Les disciplines de profondeur équilibrent descente, technique d’égalisation et remontée. Enfin, il existe des catégories spécifiques en fonction du matériel, du lestage et des protocoles de départ.

Pour comprendre la logique du record d’apnée, il faut aussi connaître les variantes avec oxygénation préalable, où l’athlète respire de l’oxygène pur avant l’immersion. Cette préparation rallonge considérablement le temps possible sous l’eau en élevant la saturation en O₂ et en retardant l’hypoxie. À l’inverse, en apnée “sur air”, l’athlète respire normalement à l’atmosphère avant de retenir son souffle, ce qui change complètement les temps accessibles.

Le record de Vitomir Maričić

Vitomir Maričić a réalisé un record d’apnée hors norme avec un temps officialisé à 29 minutes. Un tel niveau n’arrive pas par hasard. Il s’appuie sur des années d’expérience, une préparation méticuleuse et un encadrement rigoureux, depuis l’échauffement respiratoire jusqu’au protocole de sortie. Chaque seconde gagnée résulte d’un équilibre subtil entre relâchement, contrôle mental et économie d’oxygène.

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Pour vous aider à visualiser les techniques, voici une vidéo explicative :

Dans ce type de performance, le cadre compte autant que l’athlète. Température de l’eau stabilisée, vigilance d’une équipe de sécurité, chronométrage et enregistrement, plan de réchauffement à la sortie, tout est calibré. Ce record d’apnée se distingue par la qualité de l’exécution et la constance du rythme cardiaque de l’athlète, capable de maintenir une fréquence très basse pour limiter la consommation d’O₂ tout en maîtrisant les contractions.

Pour situer ce record d’apnée dans l’histoire récente, on a vu une progression régulière des performances, notamment dans la catégorie avec oxygénation préalable. Des apnéistes comme Aleix Segura ou Budimir Šobat ont marqué des étapes avec des temps spectaculaires. L’arrivée de Maričić à 29 minutes élève encore la référence et illustre l’impact des méthodes modernes de préparation respiratoire et mentale.

Détails du record

La routine type comprend des cycles d’échauffement respiratoire, une mise à l’eau progressive pour activer le réflexe d’immersion, puis l’immersion principale. Les premières minutes visent le relâchement maximal de la musculature, le ralentissement cardiaque et un contrôle fin du tonus postural pour éviter toute dépense inutile.

La fin de parcours concentre les plus grands défis. Les contractions s’intensifient, la tolérance au CO₂ est poussée à son maximum, l’athlète conserve une focalisation étroite pour éviter la panique et maintenir la technique. La sortie suit un protocole précis, avec ventilation contrôlée, signe aux juges et confirmation de l’état de conscience. C’est souvent là que se joue la validation du temps.

Techniques d’apnée et entraînement

Techniques d'apnée et entraînement

La respiration est la clé de voûte. Le plus grand piège reste l’hyperventilation, qui peut faire disparaître l’envie de respirer sans augmenter réellement l’oxygène disponible, et favoriser la syncope. Les apnéistes avancés travaillent plutôt des respirations lentes et profondes, un relâchement progressif et une expiration douce avant l’immersion. Le but est de réduire le rythme cardiaque, d’installer la détente et de stabiliser la chimie du sang.

Sur le plan physique, la sobriété énergétique fait la différence. Chaque geste doit être utile, chaque micro-tension traquée. En statique, cela passe par l’immobilité, la posture et la flottabilité neutre. En dynamique ou en profondeur, l’efficacité technique des battements et l’hydrodynamisme s’imposent comme priorités. Les meilleures performances se gagnent au repos autant que dans l’action.

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Préparation physique et mentale

Un entraînement équilibré réunit respiration, relaxation, mobilité, technique et charge progressive. Les méthodes majeures incluent la méditation guidée, la visualisation positive et des exercices respiratoires inspirés du yoga, comme la cohérence cardiaque ou des cycles 4‑4‑8, adaptés au profil de l’athlète. Côté spécifique, les “tables CO₂” et “tables O₂” renforcent la tolérance aux contractions et allongent le temps utile avant l’hypoxie.

  • Exercice simple: 5 minutes de respiration nasale lente, puis 3 apnées confortables, récupération complète entre chaque tentative.
  • Table CO₂ de base: 8 apnées de durée fixe, avec récupérations qui diminuent graduellement.
  • Marche en apnée: petites apnées en marchant, toujours avec un partenaire et sans forcer, pour travailler le relâchement en mouvement.

Certains introduisent des stimuli d’hypoxie contrôlée avec oxymètre de pouls, uniquement sous supervision qualifiée. L’objectif n’est pas de “souffrir plus longtemps”, mais de mieux gérer les signaux, garder une technique propre et sortir lucide. Un carnet d’entraînement aide à suivre les sensations, la progression et la récupération. L’hygiène de vie pèse aussi lourd que les séances: sommeil régulier, hydratation, alimentation simple et pauses programmées pour éviter le surentraînement.

Trois conseils pratiques pour progresser sans se blesser:

  • S’entraîner toujours avec un binôme formé, prêt à intervenir, et respecter un protocole de sécurité constant.
  • Privilégier la qualité: mieux vaut trois apnées propres que dix en lutte. Le corps apprend la facilité qu’on lui montre.
  • Arrêter dès que les signaux deviennent confus: vertiges, vision étroite, frissons ou coordination altérée.

Les enjeux de la plongée en apnée

L’apnée fascine, car elle conjugue maîtrise de soi et aventure intérieure. Elle expose aussi à des risques réels si elle est mal encadrée. La syncope est le plus connu: une perte de connaissance liée à une hypoxie tardive, souvent précédée d’un calme trompeur. L’hyperventilation augmente ce risque en retardant l’envie de respirer sans garantir une réserve d’oxygène suffisante. Les barotraumatismes, liés aux changements de pression en profondeur, concernent davantage les disciplines verticales, avec des atteintes possibles des oreilles, des sinus ou des poumons.

Pour limiter ces dangers, les apnéistes adoptent des règles strictes. Jamais seul. Briefing avant la séance, vérification du matériel, consignes claires, surveillance active pendant chaque apnée et récupération assistée à la sortie. Le respect de fenêtres de surface et la progression graduelle préviennent la fatigue nerveuse et les erreurs. Les séances se terminent avec des ventilations de récupération lentes et un retour progressif à la température normale du corps.

Lucie Durand

Je suis Lucie Durand, passionnée de sport et rédactrice de ce blog dédié à l'univers sportif. J'aime partager mes découvertes, conseils et expériences pour inspirer chacun à se dépasser. Rejoignez-moi dans cette aventure dynamique !

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